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La Voix du Nord - Edition du vendredi 11 avril 2008

WORMHOUT
Les Buckenaeres ont soufflé leurs trente bougies avec de nombreuses associations carnavalesques

Pas moins de 38 associations carnavalesques et sept tambours-majors ont participé à la célébration des trente ans d’existence des Buckenaeres, association carnavalesque fondée en avril 1978.
Jean-Pierre Wallet, trésorier, mais aussi mémoire de l’association, a retracé les temps forts de cette dernière : « Nombreux sont celles et ceux qui ont fait partie de notre grande famille en y apportant leur ferveur carnavalesque. Les meilleurs moments restent gravés dans nos mémoires. Nous formons une équipe soudée autour d’Hélène Luchier, notre nouvelle présidente. »
« Venir en aide aux plus démunis »
Il a rappelé les buts de l’association : « Venir en aide aux plus démunis en redistribuant nos bénéfices conformément à nos statuts.
» Il a aussi remercié tous les partenaires : municipalité, musiciens de l’harmonie-batterie, commerçants pour les soutiens techniques, artistiques et financiers avec une mention spéciale à René Kerckhove, maire, et à Robert Deldicque, son prédécesseur, qui ont autorisé la tenue de la première nuit des Buckenaeres, un rendez-vous désormais annuel.
La présidente, Hélène Luchier, a rappelé la présence des Buckenaeres dans toutes les bandes du Dunkerquois, mais aussi lors des rencontres nocturnes festives : « Nous préparons la 25e édition de la nuit des Buckenaeres pour 2009. J’espère pouvoir poursuivre dans la voie tracée par mes prédécesseurs. » René Kerckhove a souligné le caractère exceptionnel de cet anniversaire : « Premier adjoint en 1978, j’avais encouragé Jean-Claude Éveraert, le président fondateur. Depuis, Wormhout est connu et reconnu lors de tous les carnavals du secteur et même au-delà. Cette reconnaissance est le fruit d’un partenariat avec les Amis des géants, l’office de tourisme et la présence de Cochu Ier, notre tambour-major qui fêtera ses 80 ans en décembre. » L’association dispose depuis peu d’un local flambant neuf dans la Maison d’animation communale.

Projet d’extension de la salle
Le maire a annoncé que les élus travaillaient à un projet d’extension de la salle de l’Ancienne Briqueterie pour accueillir des manifestations de plus grande envergure : « Des contacts avec des architectes sont pris dans ce sens. » Jean-Pierre Decool, député, a mis en lumière le véritable esprit de convivialité : « Le carnaval est dans notre territoire un véritable phénomène de société. Il souligne le sens de la fête, mais témoigne d’une volonté de générosité envers les plus fragiles. » Un Jean Bart en métal, symbole du trentième annivesaire, a été remis à chacune des associations et aux tambours-majors présents. •

Nouveauté cette année la grande maison organise un bal de carnaval afin de passer agreablement la nuit avant d aller reveiller cassel

carnaval by night a la grande maison ( au pied de cassel )

le dimanche 23 mars de 22h00 a 5h00 du matin

ouvert à tous entrée gratuite pour les assos sur présentation de la carte de membre

 

Voix du Nord du 1er Mars 2008

Voici quarante ans, une bande de copains montait à l’assaut des premières lignes. Les Noirs. En 1969, les membres fondateurs (Michel et Jacques Corteel, Pierre Vaillant et Bernard Vandenbroucque) ont baptisé ce groupe d’indépendants, « Dunkerquois et carnavaleux ». Ce soir, les Noirs fêtent, entre amis, leur quarantième carnaval à La Poudrière de Leffrinckoucke.

« Juste l’envie de faire la première ligne ». Quarante ans après avoir créé les Noirs, leur motivation reste intacte. « On était sportifs, se souvient Pierre Vaillant. On faisait 85 kg, aujourd’hui on est proches du quintal ! On voulait prendre ces premières lignes. On a réussi à s’imposer par la beauté du groupe, par notre notoriété ».

À l’époque, chaque bande voit « sa » société former les premières lignes. Les Noirs ont fait voler cette tradition en éclats. « On a réussi à y venir et à n’en plus bouger, on a fait exploser parfois les premières lignes, les sociétés et les notables dunkerquois, en leur disant : “Si vous savez pas tenir, on va la faire la première ligne !” ».


Les premiers contacts avec les membres des associations carnavalesques, ainsi bousculés dans leurs certitudes, est plutôt tiède. « Mais ils ont vite compris qu’on voulait juste les aider, qu’ils avaient intérêt à compter sur nous », rappelle Michel Corteel.


Et vite compris que le coeur de ces jeunes-là ne battait que pour le carnaval. « On voulait être les premières lignes, rappelle Bernard Vandenbroucque. Dans la tradition de la bande, attention ! En respectant l’éthique. Comme on l’avait appris de nos parents ».


Pour cette conquête des premières lignes, les Noirs comptaient aussi sur leur costume. Qui impressionnait alors aussi sûrement que le haka des All Blacks. « Pagne en raphia, chaussettes à quatre bandes rouge et jaune, pull noir, gants blancs et une large bouche rouge », rappelle Bernard Vandenbroucque, le « chef » des Noirs. Et malheur à celui qui osait copier ! « Bah, deux-trois ont bien essayé, glissent Pierre Vaillant et Michel Corteel avec un franc sourire. On avait un gant sec sur nous et on les “lavait” ! ». Pour défendre l’identité de cette troupe de choc ? « On n’est pas contre les gens en noir, rassure le « chef ». Mais pas exactement le même maquillage. On voulait préserver notre groupe, qu’on respecte notre tenue. Maintenant, personne n’oserait ! ».


En quarante années, seule une femme s’est glissée bras dessus bras dessous avec les hommes. Misogynes ? « Françoise, ma soeur, glisse Michel Corteel. Une seule année. Après, on n’a plus voulu de femme ! ». Le « chef » opine… du chef. « Comme toute société respectable, pas de femme ! On ne voyait jamais une femme dans une association ! ».


En quarante ans, les Noirs sont devenus incontournables. De « méconnables », les voilà devenus l’une des icônes du carnaval. Sans jamais devenir une association. « Pas notre truc, elles le font déjà très bien, alors… » Alors, que voient-ils dans le rétroviseur ? « On a fait pendant des années la bande, du début à la fin, sans s’arrêter pour boire une pinte », rient les trois amis. Et aujourd’hui ? Les Noirs avouent se reconnaître de moins en moins dans le carnaval, devenu prétexte à tous les excès. Michel Corteel a lui-même quitté les Noirs voici dix ans pour ces mêmes raisons. Mais ce soir, pour le bal du 40e anniversaire, il sera derrière le bar champagne pour donner un coup de main à ses amis de toujours. Car on donne un bal « select » à la Poudrière. Les invités sont triés sur le volet : les Noirs eux-mêmes ont vendu ces places courues par le tout-Dunkerque carnavalesque. « C’est pas un bal de plus mais un anniversaire, insiste Bernard Vandenbroucque. À la Poudrière, ce sera plus petit qu’au Kursaal, convivial et avec nos amis, dans le respect de la tradition.


Aux côtés des Noirs ce soir, les bénévoles locaux de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), qui recevront les bénéfices de cette soirée. Noirs à l’extérieur, ces amoureux du carnaval ont également la solidarité à leur palette. Sans fard. •


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La Voix du Nord - Edition du samedi 23 février 2008

Après huit bals depuis mi-janvier et avant celui du Printemps, qui clôture ce soir la saison carnavalesque du Kursaal, bilan de fin de parcours de l’édition 2008.

La calendrier.- Trop tôt cette année, le carnaval et les bals ont quand même fait le plein. Seuls hic, le bal du Printemps arrive un mois avant l’arrivée du printemps et la saison est passée trop vite au goût de certains. « C’est arrivé tellement vite après les fêtes de fin d’année, qu’on a pas connu la montée en puissance habituelle. J’arrive même à me dire qu’on a fait carnaval juste pour faire carnaval », explique Patrick Lecaillez, directeur du Kursaal, pourtant déçu que tout soit déjà fini.

La clope.- Les bals non-fumeurs, ce n’est pas encore une évidence, « même si ça s’est nettement amélioré », selon les responsables d’associations. Patrick Lecaillez rappelle : « Non. le Kursaal n’a pas payé d’amende forfaitaire pour permettre aux carnavaleux de fumer ! » Les déguisements.- « Chapeau à plume, pelure et boa sont devenus les uniformes du carnaval, c’est dommage », regrette le capitaine des Corsaires. Précisant quand même : « On assiste aussi au retour des travestis, mais c’est vrai que pour faire les chahuts, c’est plus compliqué. » Internet.- Les associations carnavalesques vivent avec leur temps. Pour la deuxième année, les Corsaires ont mis en vente leurs places sur Internet : « Alors qu’on en avait vendu 800 l’an dernier, cette année on est passé à 1 500 », se félicite le capitaine.
Les pissotières.- Une première cette année, le Kursaal a fait installer des urinoirs, sous des tentes, sur le côté de la salle. « Ça a très bien marché. Ils ont permis d’éviter les incivilités et ont surtout désengorgé les toilettes des dames », sourit Patrick Lecaillez.

Les jeunes.- Un challenge pour Yannick des Quat’z’arts. « Le carnaval doit se construire avec les jeunes. En revanche, nous, nous ne voulons pas développer la musique moderne dans notre bal. Nous allons mettre en place un groupe de réflexion pour pouvoir transmettre au mieux les traditions aux jeunes. » Pour d’autres associations comme Les Corsaires, les Kakernesches et le Sporting, des salles passent de la musique plus disco et ça plaît.

Les bals du dimanche.- Entre 3 000 et 4 000 personnes ont participé au bal de la Violette. « Un peu plus que les années précédentes », se félicitent les responsables. « Alors que la salle se vide habituellement à 1 heure du matin, justement parce que c’est dimanche, cette année, ils étaient encore plus de 1 500. ».
Le verre.- « C’est un vrai problème qui peut rapidement devenir une source de danger », pour les Quat’z’arts. Pas de bouteille dans les salles, c’est la politique de la Jeune France. « On a une association qui est chargée de ramasser tout le verre par terre ». Mais le champagne dans un gobelet en plastique c’est tout de suite moins chic. Le verre sera la priorité en 2009.

Le confort.- Chez les Corsaires, 1 000 personnes en mois cette année au bal : c’est une bonne nouvelle. « C’était une volonté de notre part, les gens ont envie de circuler facilement et puis chez nous, il y a le spectacle. » •

 

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