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La Voix du Nord - Edition du mardi 19 février 2008

Un p’tit coin de parapluie pour le Sporting

Le Sporting dunkerquois était la seule des associations carnavalesques de l’ABCD à ne pas avoir son parapluie. Depuis samedi soir, c’est chose faite.
Juste avant le début du bal, chaque membre du comité a reçu son pépin, bleu et blanc, aux couleurs du club d’aviron. Portant logos du Sporting, rames et masques, il est l’oeuvre de Florent Sense, entraîneur et caranavaleux bon teint. La saison carnavalesque tirant à sa fin, les membres du comité du Sporting ont un an pour faire de leur parapluie un vrai berguenare.

Voix du Nord - Février 2008

Sans doute faut-il y voir un signe de l’amour inconditionnel qu’il portait au carnaval. Le 14 février 1988, à la Saint-Valentin, Cô-Pinard II menait sa dernière bande. Le plus célèbre des tambours-majors rejoignait Jean Bart, le 3 mai, au panthéon du carnaval. Vingt ans plus tard, les masquelours saluent la mémoire du « Cô », même ceux qui ne l’ont pas connu. Président d’honneur des Acharnés, Louis Fauquembergue se souvient.

Précieusement encadrée, la photo du « Cô » en grande tenue, dans le salon. Vingt ans après le décès de Jean Minne, alias Cô-Pinard II, Louis Fauquembergue, président d’honneur des Acharnés, n’a pas oublié son copain. « J’ai fait sa connaissance au carnaval, après-guerre. J’ai démarré le groupe carnavalesque des Acharnés en 1952. Il nous a rejoints rapidement. Les Acharnés, on l’a veillé durant deux jours. » Pétillant de vie, malicieux, « le Cô » semblait immortel aux yeux des masquelours. Il s’en est pourtant allé rejoindre Jean Bart au paradis des Dunkerquois, brutalement, le 3 mai 1988. « Une mort brutale, mais il savait qu’il ne vivrait pas vieux, assure son ami.

De sa vie, il disait : “Gamin, une courte, mais une bonne !” » La nouvelle avait ému Dunkerque aussi sûrement que la fermeture des chantiers de France. « Il avait une telle popularité ! Partout où il allait, il était bien avec tout le monde. Un gars formidable, il savait tout faire, n’était jamais en peine. Un bon vivant. »
Des funérailles grandioses
Né en 1921 à Rosendaël, Jean Minne était tombé dans le carnaval quand il était tout petit. « Il sortait toujours à carnaval avec son tablier vichy rouge, précise Louis Fauquembergue. Il habitait à deux pas de Cô-Pinard, Léon Hubert. C’est pour cela qu’il a pris ce nom-là. » Un rêve de gamin réalisé en 1959 quand il prenait la canne et le bonnet à poil à Cô-Schlock. Le sapeur-pompier de Dunkerque devenait « le Cô » durant trois décennies. N’hésitant pas à « s’en faire une petite » durant le chahut de minuit lors des bals, en tenue de tambour-major. Rejoignant les lignes avec son clet’che « civil », honorant les chapelles, même quand un vilain vent de côte soufflait sur Dunkerque… Le 7 mai 1988, Jean Minne eut droit à des funérailles incroyables. « Il m’avait fait promettre de faire le tour de la place Jean-Bart et de donner une messe à Saint-Éloi », se souvient son président et ami. La Cantate à Jean Bart avait résonné au pied de la statue du corsaire, puis dans le cimetière de Dunkerque. Instants émouvants.
Grand par la stature et le coeur, Cô-Pinard II était également un visionnaire. « Il m’avait dit : “Tu verras, quand je serai mort, il y aura Jean Bart et le Cô !”, se remémore Louis Fauquembergue. Et c’est vrai. Quand on voit que les jeunes qui ne l’ont pas connu chantent l’hommage des Prout… Mais après tout, nous, on n’a jamais connu Jean Bart non plus ! » •

Voix du Nord - Edition du 14 Février 2008

L’association Les 28 est née officiellement le 16 mai 1998. Depuis dix ans, elle rassemble les associations philanthropiques et carnavalesques du Dunkerquois qui ne font pas partie de l’ABCD dunkerquoise (les associations gravelinoises n’en font pas partie). Objectif : élaborer un calendrier et tisser des liens d’entraide. Pari réussi selon son président, Joël Cau.

Durant sept semaines, le Kursaal est l’épicentre des bals de carnaval. Mais Dunkerque et son palais des congrès n’ont pas l’exclusivité en la matière. Allant de pair avec la médiatisation et la popularisation du carnaval, nombre de bals ont éclos le long du littoral dunkerquois. A tel point que le 16 mai 1998, l’association Les 28 était portée sur les fonts baptismaux par 28 associations qui ne faisaient pas partie de l’Association des bals du carnaval dunkerquois (ABCD), fondée sept ans plus tôt pour organiser les bals du Kursaal. « Au départ, les réunions étaient un peu dures , se souvient Joël Cau, président des Creut’ches, association d’Armbouts-Cappel, et président des 28 depuis six ans. Surtout au sujet des dates de bals dont nombre d’entre eux sont organisés à La Poudrière de Leffrinckoucke. » Alors que jusque-là, chacun organisait son bal dans son coin, Les 28 entend chapeauter l’organisation et établir un calendrier. Et tisser de solides liens d’entraide. Pari réussi. « Le but était en effet de créer de l’amitié entre les associations, rappelle Joël Cau. On se prête du matériel, les coupes de champagne, on se réunit une fois le carnaval fini pour un “debriefing”. Rapidement, le calendrier des bandes et bals s’est fixé. Ghyvelde ouvre les festivités, puis Fort-Mardyck, Bray-Dunes, Armbouts-Cappel… Cette année, quelques bals, dont celui des Creut’ches, sont organisés le vendredi. Et puis, notez qu’on a également d’excellentes relations avec l’ABCD et les Gravelinois : on s’invite, on échange. » Aujourd’hui, Les 28 représentent 18 communes (de Bray-Dunes à Bourbourg, jusqu’à Wormhout) et plus d’un millier de membres. Même s’ils ne sont plus que 27… « Une association nous a quittés en cours de route mais le nom demeurera inchangé. Et on ne prendra pas de nouvelle association parmi nous, car comment faire le choix ? » D’autant que la naissance des 28 n’a pas endigué la naissance de nouvelles associations, loin de là : quelques communes du Pas-de-Calais comme Ruminghem (près de Watten) et Oye-Plage (près de Gravelines) ont désormais leur association ! « C’est vrai qu’on représente une bonne partie du Dunkerquois, compte Joël Cau. Sauf Gravelines, qui fait ses propres bals qui font presque concurrence au Kursaal !
C’est juste dommage qu’à Grande-Synthe, il n’y ait pas une association qui fasse partie des 28… » Mais l’organisation des bals du Dunkerquois, depuis 2000, n’est pas l’unique objet de l’association des 28. La fête médiévale de juin, organisée tous les deux ans, occupe également les esprits des présidents d’associations. « Une année de travail, un budget de 75 000 E , souligne le président des 28. Les bénéfices nous permettent d’anticiper des problèmes financiers. » Mais après une édition 2000 au Fort de Petite-Synthe et les trois suivantes à Bergues, l’édition 2008 n’aura pas lieu. « La municipalité nous a refusé cette manifestation, on est dans une année électorale, regrette-t-il. Mais c’est peut-être un mal pour un bien : on va repartir sur une année impaire (sans Jeux olympiques ni épreuves de football), toujours tous les deux ans, toujours fin juin. A Bergues sans doute, on verra. » Mais avec toujours le même esprit de convivialité qui est, depuis dix ans, l’âme des 28. En période carnavalesque ou non.

As-tu croisé Didier L'Embrouille ?


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Projection gratuite en présence du réalisateur Daniel Rouyre et des principaux intervenants du film

Le vendredi 1er février 2008 à 18h30 au Studio 43
Pôle Marine - rue des Fusiliers Marins à Dunkerque

Coproduction : France 3 Nord Pas-de-Calais Picardie / Candela Productions
avec le soutien de la région Bretagne, du CNC, de la Procirep et de l'Angoa

Description du film
Laurent Verstaevel (Alias Bierbuck) est éducateur à l'ESAT des Menhirs de la Gacilly, en Bretagne. Dunkerquois d'origine, il organise chaque année, pour les personnes handicapées dont ils s'occupe, un séjour dans son pays au moment du carnaval. Un voyage au parfum d'aventure. Pour Rémy, Anne-Marie, Jean, Ludo et quelques autres, tous travailleurs handicapés, la rencontre avec les Dunkerquois est un pur moment de bonheur. Enfin affranchis du regard des autres, ils mesurent avec lucidité les chemins du possible lorsqu'ils pensent à leur réalité quotidienne. Leurs Paroles brutes, simples et belles, nous claquent alors à la figure.

Autres diffusions : samedi 16 février à 16h15 sur France 3 Nord Pas-de-Calais Picardie et France 3 Ouest et vers 0h15 sur l'antenne nationale.

 

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