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Edition du Mer 5 Fev 2003 de la Voix du Nord

Un nouveau comité pour les P’tits Louis
L’association philanthropique et carnavalesque Les P’tits Louis a tenu son assemblée générale dernièrement au Bastion 32. Le président a remercié les membres pour leur participation aux différentes manifestations de l’année.
Le trésorier a présenté son rapport financier, qui a été approuvé par l’assemblée.
Les membres de l’association des P’tits Louis ont ensuite procédé à l’élection du comité, renouvelé tous les deux ans.
Ont été élus : vice-présidents d’honneur, Noël Huyghe et André Eeckeman ; président, Raymond Dezitter ; vice-président, Daniel Dupont ; vice-président et secrétaire, Patrick Depla ; secrétaire-adjoint, Philippe Ledant ; trésorier, Régent Ranson ; trésorier-adjoint, Franck Gourdemez ; membres Francis Cousin, José Cousin, Gilbert Despret, Jean Devisch, Pascal Fichaux, Roger Fichaux, Pierre Marcq et Henri Maniez.
Après l’installation du nouveau bureau, les P’tits Louis ont préparé activement le bal de carnaval La Nuit de l’Oncle Cô, qu’ils organisent le 1er mars
 

Edition du Mer 5 Fev 2003 de la Voix du Nord 

Les Snustreraer en assemblée générale
Animation et philanthropie

Vendredi soir, à la veille de la saison carnavalesque, les Snustreraer ont tenu leur assemblée générale, à la mairie de quartier de Petite-Synthe. « Depuis quarante-neuf ans, notre objectif est resté le même : agir sur le plan social en apportant une aide aux personnes défavorisées », a expliqué Alain Legrand, président.
Marie-Noëlle Loger, adjointe à l’animation, a rappelé la nécessité de respecter les règles de sécurité lors des bals « il ne faut pas oublier le slogan : "Carnavaleux respectueux, carnavaleux heureux" ».
Les animations ont été nombreuses cette année : le bal du printemps a remporté un vif succès, tout comme le loto, le Noël de l’enfance et le concours de pétanque. Comme chaque année, les Snustreraer ont participé aux différents bals carnavalesques. Toutefois, le repas dansant avait dû être annulé faute de participants, et le bal de Sainte-Catherine n’a vu s’inscrire que six catherinettes.
Le montant des dons offerts par les Snustreraer s’élèvent à 52 366 euros (343 498,44 F), qui ont été répartis entre de nombreuses associations locales.
A la fin de l’assemblée, un nouveau bureau a été élu.
Edition du Mar 19 Nov 2002 de la Voix du Nord
Hommage par Julien LECUYER
Roulement de tambours
A quatre mois du carnaval, la confrérie des tambours-majors s’était donné samedi rendez-vous à l’église Saint-Eloi pour rendre hommage à Jean Bart. Moment de recueillement, et de souvenir.
IL y a quelque chose d’absurde à voir s’agiter sur le pavé gris ces parcelles de couleurs au verbe haut. Ce n’est pas que ça dérange quidam ou tartempion, surtout à Dunkerque où les uniformes battent toujours le rappel des festivités. Mais ce n’est pas la saison.
« Ah mais non, min gamin, interrompt Cô-Schlock Ier, sur le parvis de l’église Saint-Eloi, le carnaval, on est toute l’année dedans. Et puis les préparatifs de sécurité ou de travaux ont déjà commencé. » Autour de lui, les autres tambours-majors acquiescent doctement.
Une journée comme celle de samedi, où leur confrérie commémore la mort de Jean Bart, n’est pas sans rappeler que leur fonction musicale n’est que le reflet ponctuel d’une mission d’apparat. En résumé, on n’est pas tambour-major un mois de l’année, on l’est toute l’année... à vie.
Commandeurs des fifres et des flûtes
Monarques absolus de la bande, chefs d’orchestre indétrônables, officiers commandeurs des fifres et des flûtes, les tambours-majors pénètrent l’église avec la rigueur toute militaire que leur impose la tenue. La fierté est là, aussi sensible que ces poussières qu’ils époussettent au revers de la manche. « Ça a toujours été mon rêve, commente Cacaille Ier, tambour-major de Saint-Pol-sur-Mer. J’étais déjà tambour-major de l’harmonie. J’ai postulé pour la musique et pour le prestige, avec mon style. » Et son style, d’après ses camarades, c’est une référence au sein de la confrérie. « On impose son rythme et ses battements, poursuit Cacaille Ier. Mais la première année, comme pour moi il y a quinze ans, on essaie surtout de bien gérer les carnavaleux derrière. »
Pekbroeck Ier, tambour-major de Brouckerque, se souvient lui aussi de ce sentiment inexplicable de la première bande. Dix ans après, il rigole avec Cacaille Ier : « La première, c’est le souvenir aussi d’une grosse fatigue ! » On imagine sans peine. Nommé par la mairie – comme beaucoup d’autres de ses camarades – Pekbroeck Ier a apprécié cette traversée instantanée de l’ombre à la lumière : « Quand on est tambour-major, on ne sait plus se balader sans rencontrer quelqu’un. Et je ne parle même pas des jours de carnaval. Impossible de répondre à toutes les invitations... »
Pekbroeck Ier rejoint les onze autres tambours-majors présents à cet hommage solennel au vrai patron de la ville. Autour du tombeau, la Cantate sur les lèvres, le fondement inébranlable du carnaval a repris le dessus quelques instants. Le temps d’un chant qui a toujours sonné comme une prière.
Pour le chant et la musique, Pint’je Bier, à Grande-Synthe, sait qu’il a encore des progrès à faire. Logique somme toute pour ce tambour-major des années 90, membre de l’équipe d’animation de la mairie. Il hausse les épaules et ses grosses bacchantes : « Bah, quand on fait le carnaval depuis l’enfance, c’est pas tellement compliqué. » N’empêche. Il dut écouter les conseils de son ami trompettiste Christophe Denys pour comprendre les rudiments les plus simples. Paraît-il que quelques plafonds portent encore les stigmates des exercices au bâton. Mais l’événement justifiait l’effort. Pint’je Bier allait mener, pensez-vous ?, une nouvelle bande. « Ah ! Le stress, évoque-t-il tout en gobant sa bière. Il fallait faire tout Grande-Synthe. On est parti à 14 h 30 pour ne s’arrêter qu’à 20 h 30. Mais, dès qu’on a mis le costume, on a le coeur qui s’emballe. »
« C’était mieux qu’un mariage »
Parlez-en à Cédric Vankemmel, Teutre Ier pour le public, tambour-major de Leffrinckoucke et cadet de la confrérie, à 29 ans. « C’est ce que j’avais toujours voulu être, avoue-t-il, les yeux brillants. Je me souviens de la solennité de l’intronisation, le 8 mars 1996. Toutes les associations étaient là. C’était mieux qu’un mariage. » On n’est pas si loin en effet de cette union, lorsque le tambour-major décide de mener sa commune jusqu’à la mort. « Si je ne peux plus marcher, défie Pint’je Bier, on n’aura qu’à me mettre dans un chariot d’Auchan ! »
Il y a du capitaine accroché à la barre derrière la gouaille et l’apparente décontraction de ces uniformes rouges et bleus. De quoi pardonner les lacunes en trigonométrie.
« Normalement, vous deviez être là, engueule gentiment Cô-Schlock Ier au sortir de la cérémonie d’hommage, à l’attention des deux cantinières qui essaient de comprendre le dessin aux formes géométriques qui leur présente. La prochaine fois, je ferai un plan. »
Il lève la tête, hume le vent coulis, passe une main épaisse sur son ventre : « Bon, on va à la chapelle d’à côté ? »

Edition du Jeu 12 Sept 2002 de la Voix du Nord

Ils sont en train d’enregistrer leur second CD
Les Pénelècres remettent ça
Après un premier CD réalisé en 1998 au studio son de la ville de Dunkerque, l’association Les Pénelècres travaille actuellement sur un second album. Celui-ci sera pressé à un millier d’exemplaires. Pour se le procurer, une souscription sera lancée le 29 septembre à l’occasion du Salon du livre de Grande-Synthe, en attendant la sortie officielle du disque, début décembre.
Dans la première édition figuraient une dizaine d’histoires inventées, contes et fables. Jean Chatroussat, président, et son équipe ont décidé de remettre ça. Ils enregistrent actuellement neuf titres s’agissant de fables, contes et légendes racontées dans le parler dunkerquois. Légendes de Saint-Martin, de Saint-Nicolas ou de Pierre le Mendiant mais aussi d’Allowyn, le géant scandinave qui allait devenir le Reuze, protecteur de la ville de Dunkerque.
Pinocchio, Cendrillon, Les Trois Petits Cochons, ne perdent rien de leur pouvoir d’émerveillement avec l’accent du cru, au contraire. Quant à La Fontaine, il ne se retournera pas dans sa tombe en entendant Le Laboureur et ses enfants et La Cigale et la fourmi à la sauce des Pénélècres.
Sûr qu’ils s’appliquent dans cette nouvelle aventure. « On essaye d’être proche du parler dunkerquois, mélange de français et de flamand déformé, mais on y met toujours beaucoup d’humour. On ne se prend pas au sérieux », déclare le président de l’association. Les Pénelècres n’en touchent pas moins à des domaines sensibles et graves : ceux de la langue, de la culture et de la tradition. Leurs sympathisants sont assez nombreux, gens du terroir ou exilés, qui ne manqueront pas de se procurer le nouvel enregistrement auquel participe aussi, pour la musique, Paul Garein, avec des airs composés par Jean Wispelaere.
Edition du Mar 12 Déc 2002 de la Voix du Nord
Présenté lors de la foire-expo au Kursaal
Un site Internet pour les associations carnavalesques
Les visiteurs de la Foire-expo qui se tenait ce week-end au Kursaal ont eu le loisir d’admirer une exposition consacrée au carnaval dunkerquois.
Pour remercier les associations carnavalesques de leur soutien dans cette initiative, Philippe Lefevre, organisateur de la Foire-expo, leur a fait un beau cadeau : un site Internet. Conçu par Feed Back Organisation, ce site a été remis officiellement vendredi à Raymond Dezitter, trésorier et futur président de l’ABCD, qui regroupe 11 associations carnavalesques. Ce fut l’occasion pour Marie-Noëlle Loger, adjointe au maire chargée de l’animation et des fêtes, et Jo Dairin, président de la chambre de commerce, de surfer ensemble (notre photo)...
Géré par la ville de Dunkerque, ce site, qui s’enrichira petit à petit de nouvelles informations, propose un large tour d’horizon sur le carnaval :
historique, photographies, chansons (en texte et en son), événements, présentation des associations de l’ABCD, calendrier et itinéraire des bandes, des bals (avec les points de vente des billets), charte du carnaval. A cela s’ajouteront des images vidéo et un journal qui relatera la vie des associations.
La bière est la boisson reine du carnaval. Petit inconvénient, son effet diurétique. Et à chaque bande, c’est pareil. A défaut de s’orienter vers des endroits appropriés, certes pris d’assaut, un muret d’église, des façades ou des vitrines de magasins, situées sur le parcours, servent d’urinoirs improvisés à d’indélicats carnavaleux.
Cette attitude certes répandue, mais pour déplaisante, surtout quand on se soulage devant des commerces alimentaires, a donné des idées à des habitants de Wormhout. Lors du carnaval dans la ville, pour manifester leur ras-le-bol, ils ont douché du haut de leur balcon et à l’eau propre ceux qui se laissaient aller à cette pollution. Une chance, car ils auraient tout aussi bien pu recevoir « l’pot de pisse », même s’ils ne s’appelaient pas Maurice !

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