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Ton Krampeut 2.0

La première fois qu’on a débarqué à 50 carnavaleux ,  sur la digue de Malo,  en sortant de la chapelle du Prez pour rejoindre la bande. On chantait nos chansons et celles du carnaval en se mêlant aux masques et aux berguenaeres sous un soleil radieux qui rehaussait magnifiquement la débauche de couleurs. Il faisait un froid de canard mais on produisait notre propre chaleur, du développement durable à l’état pur : le bonheur comme si vous y étiez.
Le dernier concert deLledringhem : Max revenait le jour même d’un treck au Népal, il a raté sa correspondance à Doha et a réussi à rejoindre le groupe 30mn avant le concert. Il a assuré avec un « jet lag » de 8H et un décalage culturel absolu ! Ludo a dit que c’est la première fois qu’il voit un guitariste faire des solos en dormant.
La traversée silencieuse du centre des tanneurs, déguisés en matantes, un soir de concert à Lille pour pas se faire repérer des vigiles.
Les photos style « abbey road «  sur la place Jean Bart un matin où on se caillait les miches
Le lancer de sardines en boîte aptès un rigodon improvisé autour de  la fontaine de la place de la république à Lille, le soir de «  Lille XXL »
Le bal des pompiers à Lille où ils nous ont balancé des fumigènes qu’on voyait plus nos paroles et où a dû faire la route sous la neige, heureusement qu’il y avait des copines pour conduire au retour.
Le concept de carnaval   « patrimoine immatériel » intégré  dans nos statuts, écrits par Donato
Le premier concert d’avant chapelle au bistrot du kiosque à Malo où les gens ont fini en dansant sur les tables et où il n’y avait plus assez de planches, y a fallu faire des sandwiches.
La chapelle à la direction Flandres de Pôle emploi avec essayage de boa et grimage du directeur de l’époque, un pas rigolo qui a rigolé quand même. On a préféré sa successeuse qui a ouvert chapelle l’année d’après.
Un  concert pour une  réunion nationale de  directeurs venus de toute la France  avec la clique officielle de dunkerque (les lillois nous avaient demandé de représenter le Nord, si si..) distribution de boas et chahuts. Ils en parlent encore dans leurs réunions nationales….
Le concert pour l’anniversaire et le mariage de Pascal (Prez)et Valérie (celle des bottes de la page 2) en clet’che avec Baptiste, leur petit creutche, et son tambour
La première assemblée générale, rue des poilus où on a fait le rapport moral et les élections au milieu du concert et où on a créé le collège des « membres bien faites » le trésorier dit que, pour elle l’adhésion est gratuite…mais le trésorier c’est… (voir page 2) et  el vice président réclame un zot’che contre un  autocollant.
L'élection de miss Matante, avec un show extraordinaire d’Alain B , la gagnante. On devrait d'ailleurs nommer Miss Matante président d'honneur du fan club qui n'est pas encore créé
L'émission sur France 3, avec la route sous la neige, qu'on pensait jamais arriver à l'heure, qu'on avait tout calé sur comment on commençait, et qu'on a commencé tout de travers en direct et que finalement on a mis l’ bazar avec bonheur et on est resté longtemps au générique.
Le passage à Opale TV en janvier 2012 où Martial qui représentait le groupe s’est fait maquillé par le peintre qui était interviewé en même temps que lui. Il ne voulait plus se laver le visage mais la peinture aujourd’hui ça dure plus comme avant.
Le président des Quicks lors du dernier concert à Ledringhem  qui refuse de prononcer à l’anglaise « hèmetoubi » et qui nous a renommé les « Hèmdeubés » et ça, on aime.
Déjà longue mais encore à écrire...
C’est d’abord 15 ans de chapelles en commun où l’on écrit chaque année  nos chansons.
On doit tout à Pierre Verharne, notre grand maître ( mais comme on n’a pas d’argent, on lui paiera jamais). C’est notre président d’honneur.
Les premières paroles de chansons c’est lui qui les a écrites, après on a suivi (Pascal, Bernard, Guillaume et Martial) tous les ans. On finit chez lui  les 3 joyeuses dans sa maison de Rosendael pour présenter les chansons de l’année.
Pascal est l’autre inspirateur, l’initiateur du M2B et leader incontesté même si on le conteste toujours et  par principe. En effet  la création vient de la transgression elle-même fruit de la contestation de l’ordre établi (waouh ! celle là elle m’a fatigué à écrire mais c’est pour faire comprendre que  nos pitreries sont bâties sur du sable mais comme c’est du sable de Malo juste après la marée c’est dur et ça tient jusqu’à ce que ça sèche, après il faut reboire un coup ).
Il nous a amené chez Pierrot et  a crée le premier concert de garage qui a amené tout  le répertoire rock. Il a fondé l’association. Tous les ans, il crée un événement pour sa chapelle.
Guillaume (frère du Prez), Bernard et  Martial constituent le socle dunkerquois à l’origine de la création du M2B. Ils participent à la chapelle de Rosendael où s’écrivent et s’échangent les chansons de l’année.
Maxime et Clément font également partie du socle par héritage. Ils sont les Obélix du M2B puisqu’ils  sont les fils du Prez et donc sont tombés dedans tout petit. Exilés à Lille ou Paris, leur coeur est  définitivement à Dunkerque.
Donato metteur en scène hyper actif les accompagne sous les aspects techniques  de l’image et n’hésite pas à prendre la basse ou à se joindre au chant dès que l’occasion se présente. Il a écrit l’hymne à la bière, le tube absolu.
Convivialité et ouverture : «  le carnaval c’est ni Ibiza, ni une procession d’intégristes orthodoxes fermés sur eux-mêmes. C’est pourquoi on transmet les paroles de nos chansons (livret, écran.. ) car ce qui nous intéresse c’est les concerts où les masques chantent avec nous ».
Liberté de choix : « on choisit les chapelles et les endroits où l’on joue », « on n’a pas un rapport à l’argent qui nous enferme » et « on n’a pas d’image à vendre vu qu’on fait chapelle depuis 20 ans et qu’on nous en propose de nouvelles tous les ans ».
Solidarité : « On fera de la philanthropie si on gagne de l’argent un jour, ça évitera de s’engueuler » « on laisse jamais un copain par terre sans être sûr qu’il a le numéro portable de sa femme »

Respect du carnaval, des autres et de nous mêmes : « on chambre certes mais jamais on n’humilie ». « On ne fait pas de débauches inutiles il faut savoir picoler avec art pour tenir longtemps et donc manger et bouger en même temps » « l’alcool n’est jamais le but les enfants ! ». « On a tendance à se rapprocher du cœur du carnaval  (prochain concert à Ledringhem, rien que le nom nous fait rêver et dernier concert dans une grange à Pitgam) plutôt qu’à aller jouer ailleurs…. sauf quand le projet est délirant »
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Humilité : « On est conscient de la puissance populaire (et pas populiste) du carnaval portée par chaque carnavaleux et menée par les associations et les mairies qui jouent le jeu ». « il n’y a pas de bonne anarchie dans le foutoir »
Avant nous le carnaval après nous le carnaval et en ce moment, on ajoute juste notre petite couleur au magnifique arc en ciel carnavalesque »

Pédagogie : « on aime faire partager notre carnaval,  c’est pourquoi on initie tous les ans des campeurs mais on leur dit qu’il faut qu’ils soient vite autonomes parce qu’on n’est pas l’office de tourisme » « dans nos chansons, on grime des titres connus pour que les gens puissent chanter et prendre plaisir  tout de suite (comme à la pétanque) ». Pour mémoire les premiers pédagogues  enseignaient  en marchant en tournant en rond d’où la création du nom ‘périptéticiennes. Ben à carnaval , on fait rigodon tout pareil et nous on appelle ça des matantes…

Gourmets plutôt que gourmands : On n’aime que le potch’ à Paulette, la Chimay bleue, la Goudale pour le picon, la Troll, la karmeliet pression  (à la rigueur la Leffe), le Bandol rosé, le Laphroaig ou le Bowmore, les membres bien faites… et quand on a bu tout ça, on prend ce qui reste. L’important c’est de tenir jusqu’au rigodon donc «mais toujours   de la maîtrise dans l’abus (et quand l’abus l’a pu soif) »
Humour, auto dérision : « On a gardé l’esprit potache, Nanard est prêt à tout pour un jeu de mot à double détente (classe …ou pas) »  « on fait sérieusement des choses pas sérieuses »

Flamandise : C’est un peu nos racines «   vlam’s » mais on ne  prend que  le côté  paillard et ouvert qui mixe les générations (attention on n’est pas des flamingands xénophobes !). Par contre, on a tous un boulot dans des milieux divers, et donc chaque chose en son temps : Quand on bosse, on bosse , quand on fait la fiesta , on fait la fiesta.
Le reste du temps c’est la famille : ça c’est sacré et donc secret.
La fin d’un conte qui pourrait bien nous convenir :
« Avant on chantait en croyant qu’on changerait le monde aujourd’hui on chante pour que le monde ne nous change pas ;-) »

En résumé : « Servir le carnaval plutôt que s’en servir »
« Pascal le hardeur » dit le Prez, le brac des bons mots (président )
Parolier et chanteur. Guitare si il est bien luné (donc presque plus jamais), maracas, sifflets brésiliens  et petits trucs bizarres offerts par sa femme qu’on se demande si c’était pas pour l’intimité…
C’est l’initiateur du Be, sa chapelle monstrueuse est un must où l’on vient s’échouer à Malo pour une version acoustique de nos nouvelles chansons ( dites- lui pas qu’on vient surtout pour  le potch de sa belle mère et les bottes de sa femme).
« Bernard  peulemeuche » ( secrétaire)
Batteur, bûcheron délicat.
Le Prez dit qu’il en a beaucoup sous le bonnet (peulemeuche). D’ailleurs y a qu’à voir ses références de chansons  sur lesquels il a réécrit des textes  : Gainsbourg, Bashung, Piaf, Brassens, Mac Cartney… que du lourdingue.
Il fait croire à sa femme qu’il est sobre c’est pour ça qu’il nous ramène souvent dans son auto. Un jour la police viendra chez lui et alors sa femme lui jouera du rouleau à pâtisserie sur sa grosse caisse.
Quand il va au bistrot il dit qu’il fait des études de sociologie comme ça il peut parler à tout le monde et se faire payer à boire.
« Guigui la pinte » ( trésorier)
La description du bonhomme et de son titre sont une contradiction en soi.
Dés qu’on veut mettre des sous de côté on constate qu’il y a un trou. Un jour on comprendra que le trou c’est lui…
Basse et guitare contrariée : y trop de guitaristes alors il se sacrifie à la basse en noyant son chagrin dans la Troll (à consommer avec délices et  modération)
Il fait une chapelle argentine exceptionnelle à Malo où sa femme qui est de Buenos Aires ramène ses copines hispanisantes (aaaaahhhh…gargle !!!). Comme ils disent là bas « Oye que tal » (ben qu’est-ce ça dit, les filles)
Max Zoubiloute :
Guitariste, ingénieur son, batteur émérite, fils du Prez.
Le genre de gendre idéal : belle gueule d’amour, doué à tous les instruments, jeune « profil surfeur », drôle sans être lourd, gentil que tu te demandes comment c’est le fils de son père…  Bref , énervant pour la vieille garde parce que pour les filles, on ressemble à rien à côté.
Clément le black boy :
Clavier  et mini percus
La banane permanente, le bonheur comme si vous étiez. L’autre fils du Prez aussi beau gosse que son frangin ( donc aussi enervant pour la vieille garde..). Une crème de la crème,  connu pour sa célèbre introduction  des « Nénettes » (c’est une chanson pas un jeu de mot !) et son final façon teletubbies.
Il ne boit plus en cachette de son père, ce qui est une rébellion insupportable et qui nous fait craindre qu’un jour, il oublie son concert.
Donato dit le chinois :
Metteur en son et en image,  bassiste contrarié (et souvent malade). Inventeur des décors, de l’hymne à la bière (rien que pour ce titre on lui sera  redevable à vie).Toujours élégant, charmeur mais capable d’écrire les pires grossièretés. Sous cette gueule d’ange se cache vraisemblablement un pervers à poupée. Toujours prêt à dégainer son calibre (private joke de théatre).

Martial, le crooner/ rider dit «  el vice » président (président du vice)
Chant contre chant, danse et contredanse. Parolier sur les chansons guimauves et tropicales. Inventeur du concept « membre bien faite » qui constitue un collège de l’association. Depuis il colle des autocollants sur le sein gauche des jolies filles en échange d’un zot’che de carnaval et il les inscrit comme membre en demandant leur 06...Que de la gueule…Il essaye d’écrire l’histoire du BE pour pas qu’on oublie the good things of life (arrêtez de chambrer les mecs :c’est style ! nan ? bon d’accord) .

En guest on s’accompagne de musicos, campeurs de Tourcoing, Lille et environs:
Coco Manufrance qui joue de la guitare comme les dribbles à Rocheteau et son frère Ben J qu’on va baptiser en 2012.
Ludo grande Bastringue qui nous emmerde avec sa contrebasse dans la bagnole
Thibaud, l’roubaisien : qui continue les solos alors qu’on a fini


Le projet

Des concerts/ chapelles interactifs où se mêlent des carnavaleux aguerris et des campeurs du monde entier qu’on initie aux rites et au parler du carnaval.
Le M2B reprend des titres connus, issus de tous les registres musicaux ( plutôt rock, latino variètoche, jazzy, chansonniers…)  et les habille de mots du parler dunkerquois. A chaque concert,  les textes sont projetés ou distribués sous forme de livret, la participation est donc immédiate.

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